lundi 21 mars 2016

Rêverie et tromperies

D'emblée disons le, ce livre maladroitement nommé Les Versets Staniques, fut pour moi une désillusion, un rendez-vous raté. Mais paradoxalement, ce rêve Rushdéïte, fut assez pesant pour avoir réellement hante mes nuits. Pour le coup, je ne vais pas me casser énormément la tête. Je ne vais faire que retranscrire un rêve que j'ai eu et dans lequel m'est apparu Salman Rushdie. Je crois même que cette démarche qu'est celle de répondre par le rêve à un livre qui se veut la retranscription d'une suite de rêves et d'hallucinations est plus que pertinente.

Sulman Rushdie annonçant fièrement au monde qu'il a une main assez large pour pouvoir tenir son livre de 500 pages.

Venons-en à mon rêve. J' voudrais tout d'abord vous présenter mes excuses car j'ai oublié le début et la fin de ma vision onirique. C'est toujours comme ça avec ces expériences que sont les rêves, on ne se rappelle que de quelques images saisissantes et le reste, trop banal, redondant, est condamné à être omis. L'expérience que j'ai eu avec le livre de Rushdie était, en somme, assez similaire; un perpétuel oubli, car chargé, trop pesant, éreintant, sinuant, aboutissant sur une impasse.

Son livre était une rude marche sur un asphalte tapissant le terrain d'un univers hostile. C'était un lieu où il m'a été impossible, tout au long de ma traversée, de marquer mes pas, de m'y retrouver. Pourtant, j'ai bataillé pour m'accrocher et finir ce livre, gavé de personnages sans âmes et incapables de raviver un récit mort né. Terminer ce bouquin ... c'était une dure bataille contre l'impatience, contre l'envie de fermer le livre brusquement et de le balancer contre le mur. Une bataille contre moi et moi même en somme. Un peu à la manière de cette bataille entre les deux protagonistes du livre, que notre héro de la liberté d'expression dépeint d'une manière soporifique. Car oui, on est jamais loin du champ lexical qui tourne autour du sommeil avec Rushdie.

Pour en finir avec cette expérience littéraire complètement désolante. Dans mon rêve, je vois Rushdie attablé à une terrasse, délectant d'un bon verre de vin, ayant une belle et magnifique jeune fille assise sur ses genoux. Je m'approche et lui déclare que j'ai eu un mal de chien à lire son livre, ce à quoi il répond qu'il en était désolé. La fille me regarde bizarrement et je sens que je plombe l'atmosphère; je rajoute une couche en lui demandant si ses autres livres sont tout aussi chiant. Il répond en faisant oui de la tête avec le même air qu'un chien battu. Au fond et j'en suis certain, Rushdie est parfaitement conscient que le succès qu'il a connu en librairie n'était en rien le fruit d'un quelconque éclair de génie, mais le résultat d'un accident, le résultat l'imbécilité des gens qui ont émis une fatwa contre lui le condamnant à mort.

Sur la photo des filles iraniennes dont l'une d'elles porte une pancarte appelant au meurtre de Rushdie sans même savoir ce qu'il y a écrit dessus.


 

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