jeudi 3 décembre 2015

Bukowski papier toilette.

Après avoir fini de lire le bouquin de Bukowski, j'ai eu envie de tenter une expérience inouïe; observer l'effet d'ingurgiter le bouquin intitulé Nouveaux contes de la folie ordinaire sur mon métabolisme. Comme je disais donc, après avoir lu ce recueil de récits courts, j'ai découpé le livre finement et j'ai tenté de l'ingurgiter. Comme première observation, ça restait coincé dans l’œsophage. J'ai du donc boire quelque gorgés de bière pour faire descendre le tout.

Les jours passaient et je compris que j'étais constipé. A cause du livre, bien entendu. De surcroit, j'avais des maux d'estomacs. Les quelques bribes de la poésie de Bukowski ne voulaient pas passer... La situation devenant insoutenable, j'ai couru vers la pharmacie et je me suis acheté un laxatif. Depuis, ça va beaucoup mieux. Mais je vous parle pas de l'état des toilettes.

Moralité: ce Nouveaux Contes De La Folie Ordinaire ne passe vraiment pas chez moi. Pourtant ça avait bien commencé, hein. Les premiers récits faisant état de personnage dont la violence n'a d'égale que son absurdité. Son style. Il a cette sorte de maturité dans l'écriture que j'ai remarqué et qui m'a pas laissé indifférent. J'avais bien aimé. Un peu. Ouais, je sais plus. La faute à Bukowski, déjà. Il a commencé à raconter n'importe quoi sans parler de quelque chose en particulier.

Va te faire enculer Bukowski.

samedi 4 avril 2015

Texte incomplet

...

J'occupe l'espace d'un lieu sans décors, sombre et morose. Je peine à me mouvoir dans cet étendu de désillusions sans tranchés; un lieu clos mais aux balises incertaines. Les immeubles y sont centenaires, vétustes et blanchâtres; rien ne vient embellir mon horizon, rien ne vient ravir ma vision. Pis encore, c'est moi qui m'impose cet handicap aux forme de restrictions. Moi, les gens et les chiens qui frôlent avec moi ce maudit sol.

J'occupe un point dans l'espace et j'évite de trop m'étaler. J'ai une grande estime de ma personne et j'évite de tisser des liens autour de moi. Et je me le répète, je foule un terrain chaotique empli de gravas. Les gens font un salle boulot quand ils ne salissent pas le parterre avec leur merde.

Le sommeil m'envahit et je m'agglutine contre moi même. Je fais l'inventaire de la journée; mon nez n'a fait qu'inhaler les miasmes de la rue. Mes oreilles n'ont fait qu'écouter des discours populistes et mes yeux n'ont fait que dévisager des gens au regard sans profondeur. C'est alors que de tourmente en tourmente déambulent mes pensées. Ma tête joue au baise-qui-peut et c'est un creampie de semence infructueuse qui sort de ma bouche: je maudis la populace, ces phagocytes qui s'entassent à la moindre plaie, à la moindre trace de sang. 

Hercule domptant Cerbère - Rubens

Le réveil m'accueille avec un corps souillé qui dodeline de la tête. Je tente de me lever, mais une masse écrase ma poitrine. Je m'affaisse en sortant de mon lit comme une enclume. Je tombe le crâne en premier et il m'est impossible de me lever. Trop de gens dans ma tête. Je jette du lest. Des corps flasques tombent. Des chiens s'accrochent. 

La torpeur me cloue au sol; mes membres ne répondent plus. Dans ma tête des chiens tiennent en laisse des corps meurtris par l'obscurité. Les laisses s'usent avec le temps et finissent par se rompre, mais les chiens sont coriaces. Ils mordent, ils aboient. De la bave dégouline de ces chiens enragés et de mes tympans jaillit le sang. 

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Je lève mon verre empli d'alcool et de femme à cette vie qui m'use, à ce corps et à cette chaire qui m'étreignent. A cette terre qui m'a vu naitre et à laquelle je ne peux faire qu'une seule promesse; celle d'y retourner poussière.

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