dimanche 17 juillet 2016

Jean-Jacques Rousseau - Discours Sur l'Economie Politique

...Il est certain que les peuples sont à la longue ce que le gouvernement les fait être. Guerriers, citoyens, hommes, quand il le veut; populace et canaille quand il lui plaît: et tout prince qui méprise ses sujets se déshonore lui - même en montrant qu'il n'a pas su les rendre estimables. Formez donc des hommes si vous voulez commander à des hommes; si vous voulez qu'on obéisse aux lois, faites qu'on les aime, et que pour faire ce qu'on doit, il suffise de songer qu'on le doit faire. C'étoit là le grand art des gouvernemens anciens, dans ces tems reculés où les philosophes donnoient des lois aux peuples, et n'employoient leur autorité qu'à les rendre sages et heureux...

mardi 5 juillet 2016

Juste parce que June of 44 c'est la période durant laquelle Henry Miller et Anais Nin ont tenu une correspondance et que Henry Miller est un Dieu et que c'est sympa de faire un titre long au moins une fois dans sa vie.


La politique est un plat qui se mange froid

Je viens de finir le livre de Patrick Rambaud, sobrement intitulé Chronique du règne de Nicholas 1er. Le livre revient sur quelques épisodes marquant du quinquennat de Nicholas Sarkozy et que dire sinon que le livre m'a drôlement plu. Patrick Rambaud parle de Sarko sur un ton décalé et use d'un style fait de phrases justes et sans superflus, le tout dans un français qui, je dirai, n'est pas classique mais qui s'y rapproche dans la forme tout du moins, rendant le récit limpide et sympa à lire.  

A l'aide d'une écriture qui frôle l'imaginaire et la fantaisie tout en s'inspirant sur la triste réalité que fut le quinquennat de Sarko et la personne en elle même, Rambaud raconte, entre autre, l'épisode de la libération des infirmières bulgares prises en otage en Libye, du rapport qu'avait Sarko avec les médias, son pote J.W Bush et des relations qu'il avait tissé avec certains gauchos transfuges. On y parle aussi de sa soif  de pouvoir à Sarko et des subterfuges qu'il aimait à utiliser pour étancher cette soif. Subterfuges qui seront, on le sait aujourd'hui, assez inefficaces.

Rambaud caricature Sarko dans son livre du début à la fin en usant d'une sorte d'éloge ironique. Ce qui ne l'empêche pas en tout début du livre de dresser un portrait de Sarko plus proche de sa marionnette des guignoles de l'info que de ce qu'il a l'air en réalité. Il n'hésite pas aussi à l'élever au rang d'empereur des français et fait tourner très souvent le récit autour de sa personne et ses larbins de ministres qui ont souvent le titre de duc. Enfin, Sarko parle qu'à de très rares occasions dans ce livre et c'est tant mieux.

La chose que j'aurais apprise de ce livre et qui m'aura le plus marqué c'est la partie où il parle du Duc de Bordeaux, le non moins célèbre Alain Juppé et qui, rappelons le, est un potentiel candidat à la présidentielle de 2017. Le livre nous raconte les tracas qu'il a eu avec la justice qui se sont fini par sa condamnation à la prison avec sursis. Et c'est bien là l'intérêt de ce livre; raconter d'une manière simple et agréable les récents faits marquant de la scène politique française afin de mieux en appréhender les coulisses et surtout éviter d'être pris pour un con par des gens sans scrupule qui ne veulent plus lâcher le pouvoir.    

 
Qu'est ce que Patrick Rambaud?